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đŸ€° ZĂ©ro Alcool Pendant la Grossesse : Un Acte d’Amour et de PrĂ©vention pour la vie du bĂ©bĂ©

⚠ Article Ă  destination des professionnels ⚠
  • Les Risques de l’Alcoolisation FƓtale

    L’exposition prĂ©natale Ă  l’alcool est responsable de pathologies rassemblĂ©es sous le terme de Troubles du Spectre de l’Alcoolisation FƓtale (TSAF), incluant des anomalies physiques, neurologiques et cognitives irrĂ©versibles.

    Transmission de l’alcool au fƓtus

    L’alcool ingĂ©rĂ© par la femme enceinte traverse le placenta et atteint le fƓtus via la circulation sanguine.

    Le fƓtus ne possĂšde pas les enzymes nĂ©cessaires pour mĂ©taboliser l’alcool, ce qui entraĂźne une accumulation dans son organisme.

    Cette exposition et accumulation perturbe plusieurs processus physiologiques essentiels au développement, notamment :

    • La neurogenĂšse : altĂ©ration du dĂ©veloppement cĂ©rĂ©bral, pouvant causer des dĂ©ficits cognitifs et comportementaux.
    • L’organogenĂšse : anomalies morphologiques et dysmorphies faciales en cas d’exposition prĂ©coce.
    • La croissance fƓtale : retard de dĂ©veloppement in utero, entraĂźnant un faible poids de naissance et un retard staturo-pondĂ©ral.

    ETCAF =  Ensemble des troubles causĂ©s par l’alcoolisation fƓtale qui englobe

    • syndrome d’alcoolisation fƓtale (SAF)
    • syndrome d’alcoolisation fƓtale partiel (SAF p)
    • effets de l’alcoolisme fƓtal (EAF)
    • trouble neurologique du dĂ©veloppement liĂ© Ă  l’alcool (TNDA)
    • malformation congĂ©nitale liĂ©e Ă  l’alcool (MCLA).

    Que sont les Troubles du Spectre de l’Alcoolisation FƓtale (TSAF)

    En France 9/1000 naissances

    Il s’agit d’un ensemble de pathologies Ă  des degrĂ©s de gravitĂ© variables, qui SONT en RAPPORT DIRECT Ă  la dose et de la frĂ©quence d’exposition Ă  l’alcool durant la grossesse.

    • Le Syndrome d’Alcoolisation FƓtale (SAF) : Il s’agit de la forme la plus sĂ©vĂšre du TSAF, caractĂ©risĂ©e par:
    • Anomalies crĂąnio-faciales : crane de petite taille avec cerveau sous dĂ©veloppĂ©, visage plat, fentes palpĂ©brales rĂ©duites, lĂšvre supĂ©rieure fin
  • Retard de croissance prĂ©-et postnatal : poids et taille infĂ©rieurs Ă  la moyenne dĂšs la naissance et qui persisteront
  • Atteintes neurologiques sĂ©vĂšres : dĂ©ficience intellectuelle, troubles de la mĂ©moire, dĂ©ficits de l’attention et de la coordination motrice, retard d’acquisition du langage, de la marche
  • SAF p (formes partielles ou troubles neurodĂ©veloppementaux liĂ©s Ă  l’alcool)

Ces formes incluent des atteintes cognitives et comportementales sans dysmorphie faciale Ă©vidente :

  • Troubles de l’apprentissage : difficultĂ©s en lecture, raisonnement mathĂ©matique et mĂ©moire de travail, vocabulaire limitĂ© = ECHEC SCOLAIRE
  • Troubles du comportement : hyperactivitĂ©, impulsivitĂ©, difficultĂ© dans les interactions sociales = DELINQUANCE Ă  l’adolescence
  • Malformations d’autres organes : cardiopathies congĂ©nitales, malformations rĂ©nales, troubles sensoriels, troubles dentaires, troubles de l’audition, troubles sĂ©vĂšres de la vue, malformations du squelette,

 IL N’EXISTE AUCUN MOYEN DE SOIGNER LES LESIONS SUBIES PAR LE CERVEAU EXPOSE, L’ALCOOL AVANT LA NAISSANCE

Quelles sont les consĂ©quences Ă  long terme et leur prise en charge Ă  l’ñge adulte :

  • DĂ©ficits cognitifs et troubles psychiatriques: risque accru de troubles anxieux, dĂ©pression, idĂ©es suicidaires.
  • DifficultĂ©s d’insertion sociale et professionnelle: Ă©chec scolaire, prĂ©caritĂ© professionnelle, dĂ©pendance aux services mĂ©dico-sociaux.
  • VulnĂ©rabilitĂ© aux comportements Ă  risque: dĂ©linquance, troubles de la prise de dĂ©cision, troubles du comportement sexuel
  • Alcoolisme et toxicomanie

Prévention et recommandations

L’absence de seuil sĂ©curitaire pour la consommation d’alcool pendant la grossesse justifie une recommandation stricte d’abstinence totale dĂšs la conception.

  • 27,6% des femmes dĂ©clarent savoir consommer de l’alcool avant de se savoir enceintes
  • 21,2% dĂ©clarent avoir continuĂ© Ă  absorber de l’alcool
  • Il n’existe pas de boisson alcoolisĂ©e moins toxique qu’une autre

 La prévention repose sur :

  • Une sensibilisation du grand public : campagnes d’information sur les risques de l’alcoolisation fƓtale.
  • Une formation des professionnels de santé : dĂ©pistage des consommations Ă  risque et accompagnement des femmes enceintes.
  • Un soutien aux futures mĂšres : accompagnement psychologique et social des femmes prĂ©sentant des difficultĂ©s Ă  arrĂȘter la consommation d’alcool
  •  DonnĂ©es SantĂ© Publique France : 8 % des femmes interrogĂ©es ont dĂ©clarĂ© avoir consommĂ© de l’alcool depuis qu’elle se sevait enceinte

MEMO HOME – MESSAGES CLEFS  

  • Pas de dose sans danger : 1 verre est dĂ©jĂ  prendre un risque
  • Pas d’alcool moins toxique
  • Le fƓtus est fragile durant tout son dĂ©veloppement mais particuliĂšrement Ă  son dĂ©but
  • En France 1,3 naissances vivantes pour 1000 naissances prĂ©sentent un TCAF complet et 1 sur 100 partiel avec une diversitĂ© rĂ©gionale

BESOIN D’AIDE

đŸŽ€ TĂ©moignage : Maria, IPA en exercice mixte (libĂ©ral & centre de santĂ©)
 
« Je suis IPA depuis maintenant 3 ans, spĂ©cialisĂ©e en pathologies chroniques stabilisĂ©es. J’ai choisi un exercice mixte : je travaille Ă  la fois avec un mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste en cabinet libĂ©ral et dans un centre de santĂ© pluridisciplinaire. Ce format hybride me permet de suivre une grande diversitĂ© de patients tout en restant ancrĂ©e dans des Ă©quipes complĂ©mentaires.
En libĂ©ral, je suis souvent sollicitĂ©e pour du suivi Ă  domicile de patients polypathologiques ou isolĂ©s, ce qui soulage Ă©normĂ©ment le mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste avec qui je travaille. Il me dĂ©lĂšgue une partie des consultations de renouvellement, la surveillance clinique, l’éducation thĂ©rapeutique, et je peux lui remonter toute Ă©volution clinique prĂ©occupante. On communique beaucoup via messagerie sĂ©curisĂ©e, ce qui rend les Ă©changes fluides.
Au centre de santĂ©, je participe Ă  des temps de concertation et de coordination, je suis intĂ©grĂ©e aux projets qualitĂ©, et je mĂšne des ateliers collectifs d’éducation Ă  la santĂ©. Cette dynamique d’équipe est trĂšs stimulante et renforce la cohĂ©rence des prises en charge.
Je pense que l’IPA est une vraie solution Ă  l’épuisement des soignants, au manque de mĂ©decins, et aux besoins croissants de nos patients chroniques. On apporte du temps, de l’Ă©coute, de l’expertise, et surtout une continuitĂ© dans les parcours. »

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